Pour apprendre ta fin subite au néant fauve

Des Saharas sans bruit, sans forme, sans saisons.

Car toi tu dors, enfin parvenue au mystère

Que ton être anxieux cherchait toujours plus loin,

Enveloppée aux plis éternels de la terre,

Comme dans la douceur d’un manteau bédouin. »

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Et c’est encore une autre de ses sœurs, Séverine, qui pleure celle qu’on appela un jour la « Séverine algérienne ».

« Son roman, Trimardeur, témoignait d’un précieux talent, livrait le secret de sa pensée profonde, de sa grande âme inassouvie, en mal de beauté et d’équité.

« La voici morte, à vingt-sept ans, dans la fleur de son âge, comme dit la chanson populaire, à l’apogée de son éclosion intellectuelle. Edmond Claris et Victor Barrucand ont salué avec une vibrante émotion celle qui fut leur camarade.