L’ensemble du roman comporte 38 feuilletons.
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Une autre œuvre d’Isabelle Eberhardt, Sud-Oranais, de vastes proportions, avait été commencée dans notre journal avec l’année 1904 et poursuivie jusqu’au 5 juin.
Cette œuvre se compose d’une suite de tableaux fortement observés pendant le premier séjour d’Isabelle Eberhardt dans le Sud-Oranais, sur la fin de 1903.
A cette époque, notre vaillante amie revint à Alger par Aïn-Sefra, Géryville et les Hauts-Plateaux jusqu’à Berrouaghia, point terminus de la voie ferrée de l’Ouest-Algérien dans le département d’Alger. Elle accomplit ce rude voyage au mois de décembre, dans des régions où les nuits, à cette époque, sont déjà glacées et où l’on ne rencontre ordinairement aucun autre abri que la tente des nomades. Elle voyageait seule, de poste en poste, escortée seulement d’un mokhazni et de son chien noir et hirsute : « Loupiot ».
En deux numéros de l’Akhbar du mois de juin 1904, Isabelle Eberhardt avait commencé à narrer ses impressions monotones et larges par cette route désolée des Hauts-Plateaux. Elle nota encore brièvement, pendant ce voyage, les mélopées de nomades que nous avons traduites dans les « Choses du Sahara ».
La nostalgie du Sud devait la ramener avec nous à Figuig en février et, de nouveau, seule, à Aïn-Sefra, au commencement du mois de mai. Elle descendit ensuite à Beni-Ounif, à Béchar, et passa de longues semaines d’été dans la zaouïya marocaine de Kenadsa.
C’est là, et plus tard à Aïn-Sefra où la fièvre l’avait contrainte à revenir en attendant la saison d’hiver, qu’elle reprit ses premières impressions du Sud-Oranais et qu’elle les compléta d’une deuxième partie.
L’ensemble du manuscrit comportait environ 230 pages, dont une centaine pour la deuxième partie.
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