—Bonjour! M. le curé. Je m'en allais justement au presbytère.
—Alors, nous ferons route ensemble, car je m'y rends.
—En effet, M. le curé, reprit Jean-Charles, je suis joyeux, et je crois que j'ai raison de l'être.
—Vraiment? interrogea le curé, en souriant avec malice.
—Oui, M. le curé, et j'espère que vous penserez comme moi.
—Peut-être... entrons! dit le curé en ouvrant la porte du presbytère.
—Permettez-moi, M. le curé, d'aller droit au but.
—C'est, du reste, votre louable habitude, mon cher. Parlez, je ne vous interromprai plus.
—J'ai vingt ans: j'aime Melle de LaRue; j'en suis aimé, et j'ai l'intention de la demander en mariage. Que me conseillez-vous. M. le curé?
—Sans hésiter, je vous conseille de l'épouser; c'est une jeune fille qui possède de rares qualités, et je suis certain qu'elle saura vous rendre heureux.