[Note 12: ][ (retour) ] Opera, tome II, page 268.
[Note 13: ][ (retour) ] Le deuxième concile de Reims, canon 15.—Concile de Tours, canon 17 (Encyclopédie théologique, tome XIV, pages 486 et 1035.)
[Note 14: ][ (retour) ] Un million de faits, page 1203.
En se décomposant, le latin a produit deux idiomes distincts, dit M. Ph. Le Bas, deux gracieux dialectes dont les ressources sont grandes: la langue d'OIL et la langue d'OC. On ramène à trois les principaux dialectes, de la langue d'OIL, qui sont le normand, le picard et le bourguignon [15]. Les trouvères, poètes languedociens, s'exprimaient dans la langue d'OIL; et les troubadours, poètes provençaux, se servaient de la langue d'oc. La dénomination de ces deux langues vient de ce que l'affirmation oui se prononçait oil au nord de la Loire et oc au midi de ce fleuve [16]. M. A. Maury nous apprend qu'au XIIe siècle, ces deux contrées étaient séparées par de vastes châtaigneraies qui formaient comme une frontière végétale entre les deux langues [17]. Avant l'an 1000, les formes grammaticales de ces deux idiomes offraient peu de différence: «mais, à partir de cette époque, dit M. l'abbé Corblet, les nuances deviennent de plus en plus distinctes, jusqu'à ce que, vers le XIIe siècle, les deux langues firent un divorce complet, en se partageant la France [18].» Aussi Jean-Luc d'Achery nous dit-il qu'au XIIe siècle, les moines d'un monastère du Boulonnais souffraient impatiemment de leur dépendance d'une abbaye du Poitou, à cause de la différence des langues, propter linguarum dissonantiam [19].
[Note 15: ][ (retour) ] Univers pittoresque, France, tome VI, page 537.
[Note 16: ][ (retour) ] Un million de faits, page 1203.
[Note 17: ][ (retour) ] Histoire des grandes forêts de la Gaule, page 280.
[Note 18: ][ (retour) ] Glossaire du Patois picard, page 68.
[Note 19: ][ (retour) ] Spicilegium, tome IX, page 430.