— Comment ! déjà !… Qui donc alors, petite masque ?

— Voir le Loup et l’Agneau, répondit Annette un peu confuse et elle récita :

Si ce n’est toi… c’est donc ton frère !

La citation s’appliquait à moitié, mais elle disait bien ce qu’elle voulait dire.

— Dieu soit loué ! dit Pauline, j’entrevois du vrai bonheur pour les deux êtres que j’aime le mieux maintenant, après ma mère : pour mon frère et pour toi.

— Comme ça, fit Annette, Paul n’en fait plus partie, des êtres que tu aimes le mieux ?

— Chut ! dit Pauline. Paul, maintenant, ne nous appartient plus. Puisse-t-il être heureux ! Je ne veux plus penser qu’à toi et à mon frère…

Deux grosses larmes lui vinrent aux yeux.

— Oh ! fit Annette. C’était donc profond !

Et prenant Pauline entre ses bras, elle la couvrit de baisers…