Et il lui donna un louis.
Comme l’histoire qu’il avait contée était toute vraie, l’homme à son tour fut, durant une seconde, touché et satisfait autant que surpris.
Et d’un ton de regret, il ajouta :
— Tiens, vous êtes donc un bon zig, vous ?… Car je ne suis pas entré poliment !
Mais, sur ce dernier mot, l’idée de la frayeur qu’il croyait avoir inspirée aux deux hommes, dès son entrée, lui revint ; il pensa qu’il imposait au comte, et il voulut en profiter. Alors, sans transition, avec la brusquerie d’un désespéré qui risque tout, parce qu’il n’a rien à perdre :
— … Mais c’est cent francs qu’il me faut ! dit-il.
Son œil avait le regard froid et dur des haineux.
Le comte se leva, marcha vers lui, et, tendant sa main ouverte :
— Alors, rendez-moi ceci.
L’homme crut qu’il allait avoir davantage. Machinalement, il rendit la pièce.