Six mois plus tard, les journaux ont annoncé que l’on considérait le brick le Meyfret comme perdu corps et biens…

Pauvre capitaine ! Sa mère, qui ne sait pas lire, ne connaît pas encore le malheur. Nous ne le lui dirons peut-être jamais. Elle pourra espérer toujours, la bonne vieille ! Elle pourra croire son fils prisonnier des Anglais, pour longtemps sans doute, mais vivant du moins, — toujours comme dans la chanson :

Soldats de mon pays,

Ne l’dites pas à ma mère ;

Dites-lui bien plutôt

Que je suis à Breslau,

Prisonnier des Anglais,

Qu’elle ne me r’verra jamais !

LES ÉTRENNES DU PÈRE ZIDORE

SOUVENIR