— Alors, vous y croyez, vous, à la liberté ?
J’entrevois dans ces quelques mots des profondeurs incalculables, et, bien vite, curieusement, je m’apprête à jeter la sonde dans ce néant qui m’est apparu.
— Tout ça, fait-il en reprenant sa truelle, tout ça, c’est la même chose un autre jour !… Voilà mes opinions. Aussi, moi, les jours de fête, je travaille, si les patrons veulent. J’en suis guéri, monsieur, de faire la fête avec le monde… Il y a longtemps que j’en suis guéri !
— Et depuis quand, Darbous ?
— Depuis la première fête du 14 juillet qui a été en France !
— Et pourquoi, Darbous, en êtes-vous guéri ?
— Pourquoi ? Parce qu’il m’est arrivé, le jour de cette première fois, un « tour du diable », un tour à devenir fou ! Alors j’ai juré de laisser la France faire toute seule la fête du 14 juillet, qui est le 15 août de la République.
— Ah ! vous avez juré, Darbous, de laisser la France faire ses fêtes toute seule ?
— Oui, monsieur ! Et depuis — voilà bien des années ! — je me suis tenu ma promesse !
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