[Note 938: ][(retour) ] Lettres, t. VI, p. 267, Nérac, 17 février 1579.
[Note 939: ][(retour) ] Ibid., p. 107.
[Note 940: ][(retour) ] Ibid., p. 73.
[Note 941: ][(retour) ] Ibid., p. 178.
[Note 942: ][(retour) ] Lettres, t. VI, app., p. 403, avis donné à la Reine-mère et au duc de Montpensier, gouverneur de Bretagne, par le sieur de La Hunaudaye.
Ne serait-il pas possible, suggérait Catherine, de gratifier la Bretagne de quelque allégement pour calmer «cette grande crierie»[943]? Elle était aussi d'avis de retirer les édits soumis à la vérification du Parlement, et qui provoquaient tant de colères. L'imposition foraine, elle veut dire évidemment la traite foraine domaniale, cette surtaxe prélevée sur les vins et les blés à la sortie du royaume, frappait les pays agricoles et particulièrement la noblesse du Midi, dont les terres étaient toutes plantées en vignes et en blé. Elle avait bien représenté aux gens de Guyenne et du Languedoc, «que ce qui s'en prend n'est que sur l'estranger [acheteur] et que les deniers sont destinés pour le paiement de ce qui est deu, pour les guerres passées, aux Suisses dont l'alliance est si nécessaire». Mais ils répliquaient «qu'ils n'ont aulcun moyen de faire argent et joyr de leur revenu que par le débit de leurs bledz et vins». Aussi elle prie son fils «de prendre une bonne résolution pour les costez de deça et prendre en bonne part» ce qu'elle lui en dit[944].
[Note 943: ][(retour) ] Lettres, t. VI, p. 103, 1er novembre 1578, et p. 201.
[Note 944: ][(retour) ]944 Ibid., p. 125-126.
Il y a en outre des taxes dont ceux qui les lèvent ont tout le profit. Le Roi, qui n'en touche rien, ne pourrait-il pas les supprimer? Le clergé s'indigne des aliénations et refuse de payer les décimes. De sa propre autorité, elle fit surseoir aux poursuites, qui ruinaient les ecclésiastiques en frais de justice. Elle craignait les inspirations de la colère et de la misère. Elle ne cessait pas de recommander de «modérer toutes choses»[945]. Elle se réjouissait que son fils eût consenti une réduction de moitié sur les nouvelles traites et impositions foraines, car si, d'une part, il n'y a «aultre meilleur moyen pour satisfaire aux Suisses que par celuy de cesdictes traites et impositions foraines», d'autre part «il faut principalement en ce temps aller retenu et avoir aussy beaucoup de considérations avant que presser telles nouvelles subventions.»[946]946.
[Note 945: ][(retour) ] A Bellièvre, 6 janvier 1579, Lettres, t. VI, p. 178.