[Note 976: ][(retour) ] Au Roi, Lettres, t. VII, p. 20.

[Note 977: ][(retour) ] Le comté de Tende appartenait au beau-père de Mayenne, l'amiral de Villars (Honoré-Lascaris de Savoie), qui consentit à le céder au duc de Savoie contre Miribel, Sathonay, etc., «sous le bon plaisir du roi Très-Chrétien», (maître de Saluces et suzerain de Tende). La Reine-mère s'entremit pour faciliter cet échange, qui fut conclu le 21 octobre 1579 à Montluel. Décidément, elle faisait trop bon marché des droits du Roi sur les pays d'outremonts et les passages des Alpes. Voir sur cette affaire Pietro Gioffredo, Storia delle Alpi Marittime, Turin, 1839, t. V, p. 574-576 et Comte de Panisse-Passis, Les comtes de Tende de la maison de Savoie, Paris, 1889, p. 173-174, et app., p. 340.

[Note 978: ][(retour) ] Lettres, t. VII, p. 23.

[Note 979: ][(retour) ] Au duc de Nevers, 28 Juin 1579, ibid., p. 30.

[Note 980: ][(retour) ] Ibid., p. 25].

[Note 981: ][(retour) ] Ibid., p. 23 et 27.

[Note 982: ][(retour) ] Ibid., p. 27 et passim.

[Note 983: ][(retour) ] Lettres, 1er Juillet 1579, t. VII, p. 36-37.

Elle croit que «ceste réconciliation est si bien faicte que tout ledict païs sera dorénavant en autant de paix, repos et tranquillité comme il estoit en desordre et danger». Mais il faut que là et ailleurs le Roi fasse observer l'Édit de pacification (de Poitiers) et y tienne la main ferme. Qu'il envoie en Provence le président de Morsans, un rude justicier, qu'elle avait déjà employé, en 1564, à châtier les factieux[984].--Qu'il délègue aussi des juges à Bordeaux. Qu'il n'appréhende pas d'appliquer le même traitement à tous les partis. Il a ordonné au maréchal de Biron de poursuivre les catholiques qui ont tenté de surprendre Langon. Pourquoi laisser impunie l'agression des protestants contre Castillonés[985]? Il convient de demander au roi de Navarre, qui va tenir ses États de Béarn, d'accorder à ses sujets catholiques la même liberté de religion qu'il a obtenue pour ses coreligionnaires de France, et c'est un devoir de lui remontrer qu'il est contraire à l'Édit de tenir un synode à Montauban[986]. L'observation stricte de l'Édit sans acception de personnes ni de religion, c'est la meilleure sauvegarde de la paix. Les fauteurs de troubles ne manquent pas de part et d'autre; les catholiques se prévaudraient des manquements des réformés, et les réformés des manquements des catholiques pour recommencer la guerre. Favoriser les uns ou les autres pour des considérations personnelles, refuser ici par caprice et céder là par crainte, c'est la plus dangereuse des politiques.

[Note 984: ][(retour) ] Après la première guerre civile et pour mettre les catholiques à la raison. On voit qu'elle n'avait pas de préjugé religieux. Voir ch. V, p. 133.