Puis se tournant vers le maître d’école :

— Sqwal ! Sqwal ! dit-il. Tu as dû en faire quand tu étais petit !

— Eh ! dit l’autre. J’ai… Je me suis payé quelques bonnes rigolades scientifiques…

— Bravo ! Il faut ça ! Jeunesse n’a qu’un temps ! s’écria joyeusement Farquard. Mais écoute bien ce que je vais te dire… Écoute bien, Sqwal !… Ce que tu as fait n’est rien à côté de ce que j’ai fait. J’étais un gosse épouvantable…

— Ah ?… Eh ?… fit Sqwal.

— Je ne rêvais que sang et meurtre. Personne… tu m’entends ? ouvre tes oreilles, vieux !… personne n’a jamais pu me dompter…

Sqwal eut l’air de réfléchir une seconde.

— Parce qu’on ne savait pas, dit-il, dans un hoquet.

— Ah ! Ah !… rien à faire !… reprit Farquard. J’ai eu des maîtres qui s’y sont usé la santé. Il y en a un qui est devenu fou…

— Des blagues ! fit Sqwal. Quand on veut dresser un gosse on le dresse. Tu as toute la supériorité de ta force… Un gosse n’est pas de taille…