— Ah ! répondit-il, en haussant les épaules d’un geste las, — les cartes !
— Vous aussi ? Tous, alors ?
— Beaucoup, dit-il. Sinon ce serait trop facile…
— Quelle combinaison me proposez-vous ?
— La plus simple : nous nous associons et nous partons tous deux…
— Diable ! m’écriai-je. Vous n’y allez pas par quatre chemins ! Vous ne me connaissez pas plus que je ne vous connais moi-même…
— Sans doute, fit-il. Mais nous aurons trop à faire pour songer à nous jouer des tours… Les pires canailles prennent là-bas le sens de la solidarité.
— Merci, dis-je en riant. Pourquoi ne partez-vous pas tout seul ?
— Deux raisons : pas le sou ; il ne me reste plus que mon Witneys, — et plus une cartouche pour mettre dedans… Tondu ras comme la paume !… Pas de quoi seulement payer les biscuits et l’eau-de-vie… Secundo : Il ne faut jamais faire ça tout seul ; il n’y a pas de pire jeu.
Alors, je lui dis :