Que va être le roman de M. Zola?

Ah! que je crains l'étude médicale du cas de Bernadette Soubirous, et la description du Lourdes commercial, des hôtels et des boutiques, et les plaies, et le grouillement des stropiats autour de la grotte, et les odeurs des trains de pèlerins, et les pelures de saucisson!...

Mais, après tout, cela aussi pourra être beau; et, enfin, nous verrons bien.[(Retour à la Table des Matières)]

PHILOSOPHIE DU COSTUME CONTEMPORAIN

On vient de publier les jugements de quelques personnes considérables sur le chapeau haut de forme. «Élargissons la question», si vous le voulez, et cherchons ce que vaut le costume contemporain. Ou, pour procéder avec méthode, voyons ce que devrait être le costume, ce qu'il est, et pourquoi il est ainsi.


Sur ce qu'il devrait être, les philosophes n'hésitent pas. Le vêtement a pour objet de protéger le corps contre le froid, et ensuite de l'orner.

Utile, on le désire commode autant qu'il se peut. L'idéal, c'est que le vêtement nous sauve d'un danger sans nous imposer de gênes superflues. Il ne devra donc comprimer aucune partie du corps.

D'autant moins que, en comprimant le corps, il le déformerait. Or, ce serait dommage, un corps humain de proportions normales étant nécessairement ce que nous connaissons de plus beau. Si donc, après avoir considéré le vêtement comme utile, nous l'envisageons comme décoratif, il est évident qu'il ne pourra orner le corps qu'à la condition d'en respecter les contours, de n'en point briser l'ensemble harmonieux et l'unité.

De plus, la matière employée pour le costume, ce sont surtout des tissus. Les tissus flottent naturellement, font d'eux-mêmes des plis, et c'est là leur grâce propre. Il faut la respecter aussi: il ne faut donc pas que les tissus collent au corps.