—Arrange-toi. Vends un château. Celui de Grotenbach est ta propriété personnelle.

—Grevé d'hypothèques, mon pauvre Hermann.

—Fais-toi l'ami intime de quelque autre banquier.

—Alors, tu ne veux rien faire pour moi? Remarque comme je suis patient… Après tout, je suis ton frère, et, si cela te donne certains droits, comme de me dire des choses désagréables, cela te crée, ce me semble, certains devoirs…

—Eh! qu'est-ce que cela fait que tu sois mon frère? Comme si cela signifiait quelque chose chez nous autres! Nous sommes-nous jamais aimés? Nous sommes-nous seulement jamais connus?… Est-ce que je ne sais pas, d'ailleurs, que tu me hais?

—Moi?…

A cet instant, un grand bruit, confus s'éleva du dehors. C'étaient sans doute des bandes attardées qui gagnaient le rendez-vous des manifestants. Les deux princes tendaient l'oreille; les cris devenaient distincts.

—Entends-tu, dit Hermann, ce que crient ces gens-là?

—Non.

—Ils crient: «Vive le prince Otto!»