Très vaines finasseries, qu’on substitue à une chose que la nécessité faisait d’elle-même et qui est plus claire que le soleil.

L’empereur avait dit des représentants dans son bavardage indiscret : « Une victoire, et je les fais taire. Deux victoires, je les chasse. » Il avait dit cela, le jour de son départ pour Waterloo[126].

[126] Lamartine lui-même en convient. Restauration, t. IV, p. 328.

Il revenait vaincu, pour la troisième fois, ayant perdu la France, et demandait qu’elle lui confiât encore son salut.

Chose imprudente, absurde, lorsque les alliés avaient déclaré, dès le 14 mars, qu’il était l’obstacle unique à la paix, qu’on ne faisait la guerre qu’à lui, non à la France.

La conduite d’Alexandre en 1814 avait été véritablement magnanime et de nature à inspirer confiance. Il avait soutenu contre les ennemis acharnés de la France qu’elle devait rester grande en Europe, et insisté, contre les émigrés, pour qu’elle eût une Charte qui lui garantît le repos intérieur.

De Bonaparte, en remontant jusqu’au 18 brumaire, on n’avait rien que des parjures, et les entreprises hasardées du plus imprudent des joueurs.

Il offrait à la France, quoi ? de lui faire partager l’anathème prononcé sur lui et confirmé par sa défaite.

Ce vaincu et ce condamné venait dire : « Croyez-moi encore, et je vous sauverai. »

Il semble qu’à ce moment tous les débris de Waterloo qui arrivaient par miracle, délaissés de lui, sans qu’il eût pris le moindre souci de leur sort, eussent dû protester contre lui. Mais ces soldats restaient bonapartistes, chose bizarre, et il se trouva avoir bientôt une masse militaire contre l’Assemblée.