A quelques pas s’élevait la plus vaste des maisons démontables. Là demeuraient cinq personnes. En compagnie des frères Moore, de Sirdey et de Kennedy, Lewis Dorick y avait élu domicile. C’est là que le Kaw-djer se rendit en droite ligne.
Au moment où il entra, les cinq hommes étaient engagés dans une discussion véhémente. En l’apercevant, ils se levèrent brusquement.
«Que venez-vous faire ici? demanda Lewis Dorick d’un ton rude.
Du seuil, le Kaw-djer répondit froidement:
—La colonie hostelienne a besoin de cette maison.
—Besoin de cette maison!... répéta Lewis Dorick qui n’en pouvait croire, comme on dit, ses oreilles. Pourquoi faire?
—Pour y loger ses services. Je vous invite à la quitter sur-le-champ.
—Comment donc!... approuva ironiquement Dorick. Où irons-nous?
—Où il vous plaira. Il ne vous est pas interdit de vous en bâtir une autre.
—Vraiment!... Et en attendant?