—On avisera, répondit le Kaw-djer.

Et, après une pause:

—Puisque nous avons entamé ce sujet, dit-il d’un ton d’affectueux reproche, épuisons-le. Si je n’ai jamais voulu t’en parler, je n’ignore pas quels sont tes rêves. Où te mèneront-ils, mon garçon?

Halg, les yeux baissés, garda le silence. Le Kaw-djer reprit:

—Dans peu de temps, dans un mois peut-être, tous ces gens-là vont disparaître de notre vie. Graziella comme les autres.

—Pourquoi ne resterait-elle pas avec nous? objecta le jeune Fuégien en relevant la tête.

—Et sa mère?

—Sa mère aussi, bien entendu.

—Crois-tu qu’elle consentirait à quitter son mari? objecta le Kaw-djer.

Halg eut un geste violent.