[130] Voy., dans la Biographie universelle de Michaud, art. CONFUCIUS, seconde édition, p. 31.

[131] Un savant sinologue anglais, M. John Chalmers, a écrit: «Je me hasarde à appeler Laotsze le philosophe de la Chine, parce que si Confucius a obtenu une plus grande réputation, il le doit bien plus aux circonstances qu’à la profondeur de sa pensée.» (The speculations of «the Old Philosopher», translated from the Chinese, London, 1868, introd., p. VII.)

[132] Cet ouvrage a été traduit en français par Stanislas Julien, et publié, avec la reproduction du texte chinois, à l’Imprimerie Royale de Paris, en 1842.

[133] Voy., pour plus de détails, mon article Taosséisme, dans le Dictionnaire général de la Politique, de M. Maurice Block, t. I, p. 991.

[134] Cet ouvrage est très répandu au Japon, où il compte de nombreux admirateurs. En l’an 847 de notre ère, le mikado Nin-myau Ten-wau en entendit la lecture dans son palais.

[135] Malgré les difficultés exceptionnelles que présente l’intelligence de ce chapitre initial du Nan-hoa-king, j’ai essayé d’en donner une traduction française qui a paru, avec un commentaire, dans mes Textes chinois anciens, pp. 73 et suiv.

[136] Suivant le Sse-wou-ki-youen, l’usage de l’encre et de la pierre à broyer remonterait, ainsi que les caractères chinois, au règne de l’empereur Hoangti (XXVIIe siècle avant notre ère); mais il n’y a pas à s’arrêter à cette opinion fondée sur la présence des signes désignant l’encre et les pinceaux dans les ouvrages de l’antiquité. Il paraît avéré que ce fut seulement sous la dynastie des Tang (618 à 906 de n. è.) qu’on commença à faire usage d’encriers fabriqués en terre cuite. La plus ancienne encre de Chine fut fabriquée avec de la terre noire, ainsi que l’indique le caractère meh qui signifie «encre». Plus tard, on fit usage de noir de fumée, auquel on ajouta divers ingrédients et des substances aromatiques.

Quant aux pinceaux, on rapporte qu’ils ont été inventés sous la dynastie des Tsin, bien que quelques auteurs soutiennent que l’empereur Chun (XXIIIe siècle avant n. è.) fut le premier à en répandre l’usage chez les Chinois (voy. l’encyclopédie San-tsaï-tou-hoeï) et que le système de leur fabrication seulement fut perfectionné sous les Tsin. Suivant le Wou-youen, Fouhhi traça des caractères avec du bois; Hoangti remplaça le bois par des couteaux et Chin-noung par des pinceaux. L’usage des encriers aurait été introduit par Tchoung-yeou, et celui du papier à écrire par Tsaï-lun. Sous les Han, les Weï et les Tang, les pinceaux étaient faits avec du poil de rat; puis on employa le poil de renard pour donner plus de résistance à la partie intérieure. Enfin Tchang-hoa, sous les Tçin, fabriqua les pinceaux avec du poil de cerf.

Dans les temps les plus reculés, on traçait les caractères sur des tablettes de bambou; plus tard, on leur substitua des tissus de soie. C’est ce qui fait que le signe chinois qui désigne le «papier» est tracé avec la figure de «la soie». L’emploi de l’écorce d’arbre date de Tsaï-lun, de Koueï-yang, qui vivait sous le règne de l’empereur Hoti, de la dynastie des Han (89 à 105 de n. è.).

Au Japon, l’introduction du papier à écrire date du règne du mikado Sui-ko (593 à 628), auquel une ambassade avait été envoyée du royaume de Kao-li (en Corée) avec des présents. Mais ce papier manquait de solidité et était constamment piqué par les insectes. Le prince héréditaire imagina alors de se servir du mûrier noir (Broussonetia), qui continua depuis lors à servir de matière première pour la fabrication du papier japonais.