Elle s’est dirigée vers la porte, comprenant que nous n’avons plus rien à nous dire. Comme elle va se retirer, elle se rencontre avec Paul et elle demeure.
— Je venais voir, dit-il, si je n’ai pas oublié ici un bâton de cire à cacheter… Je ne peux pas mettre la main dessus…
Il la regarde et ajoute :
— Qu’est-ce que vous avez ? Vous avez l’air agité ?
— Demandez-le à André : il vous le dira.
Nos petits drames intimes s’accompagnent souvent de petits détails ridicules. Paul a la figure bridée par un appareil en mousseline qui sert à donner le pli à la moustache et qui le gêne pour parler.
— Qu’est-ce qu’il y a ?… Que se passe-t-il ?
— Il y a que j’aime Javotte…
D’une main nerveuse, il a retiré son appareil à moustache. Il est affreusement pâle et, une seconde, il m’apparaît défiguré par la haine. Puis ses traits se replacent et il me dit posément :
— Tu t’es monté la tête. Tu as pris au sérieux des propos qu’elle tient à tout le monde.