—Oh! ma mère ne m'a rien refusé, dit-il en m'interrompant; mais je dépends, pour mon état futur dans le monde, des bontés d'un oncle…
—Oui, je sais, de M. le marquis de Montieramey, qui vous laissera sa fortune et vous dotera.
Jules eut un faible sourire.
—Ah! vous savez cela aussi?
—C'est ce qu'il y a de plus facile à savoir. Il fallait bien que je m'informasse de vos espérances pour vous aider à réussir.
—Mes espérances! soupira le jeune homme avec tristesse. Ah! monsieur, elles seraient odieuses, s'il me fallait les attacher à la mort d'un oncle que je vénère, que j'aime! Mais elles sont mortes depuis qu'il m'a signifié qu'il ne consentirait pas à une alliance avec la famille du duc de Thorvilliers.
—Que lui reproche-t-il? Le duc est de grande naissance; il a un beau nom.
—Sans doute; mais mon oncle est un puritain en royalisme. Il s'est exprimé sur les variations politiques du duc avec une sévérité implacable.
—Sa fille n'a pas d'opinion; elle n'a rien trahi?
—Non… mais…