—Oui, monseigneur, répondit le prince d'un ton alerte et fier.
Il était ravi d'être face à face avec l'Église et de se montrer si ferme.
—Oui, monsieur, murmura Louise, qui oublia de dire: Monseigneur.
—Vous faites profession de foi en la religion catholique, apostolique et romaine? reprit l'évêque de X… d'une voix plus claire et plus insinuante.
—Oui, monsieur, dit Louise avec empressement, comme si l'ardeur de sa foi, dans ce moment suprême, eût pu lui ouvrir un asile.
—Oui, oui, daigna répondre le prince.
Il faisait sentir à l'évêque que ces questions, toutes légitimes et d'obligation qu'elles fussent, étaient superflues. Un prince, comme lui, ayant un parent au Vatican, ne pouvait pas douter de la religion romaine.
—Vous présentez-vous ici avec une entière liberté et sans aucune contrainte?
—Oui, répondit galamment le prince, en jetant un regard à la mariée.
Louise eut une courte hésitation. Elle leva les yeux sur les yeux gris et voilés de l'évêque; mais ce bonhomme récitait une formule. Il y mettait l'accent nécessaire, sans aucune intention spéciale.