[1: Je me souviens d'une pauvre dame qui s'avança timidement, tenant par la main deux jolies personnes dont les frères étaient émigrés. Elles ne parent obtenir de Joseph qu'une réponse brusque et décourageante. Combien j'aurais voulu pouvoir parler pour elles! Je me hasardai à dire: «Ce n'est pas leur faute si leurs frères ont émigré.» Joseph Lebon me lança un coup-d'oeil foudroyant. Il s'écria: «Mêle-toi de tes affaires.» Ces jeunes personnes se nommaient du Soulier. Je n'ai pas su ce qu'elles sont devenues.]
[2: La musique des choeurs était une très belle composition de Méhul.]
[3: C'est à cela que Chénier crut faire allusion dans ces vers de son épître à la Calomnie:
Proscrit par mes discours, proscrit par mon silence,
Seul, attendant la mort, quand leur coupable voix
Demandait à grands cris du sang et non des lois.
]
[4: On se demande pourquoi madame de Genlis a écrit que mademoiselle Dumesnil avait eu l'intention de faire à Chénier l'application de ce vers:
«Approchez-vous, Néron, et prenez votre place,»
car la révolution commençait à peine, et Chénier n'occupait aucun poste éminent; il n'avait d'ailleurs d'autre pouvoir que celui que lui donnait sa place à l'Institut, celui de solliciter en faveur des artistes retirés ou sexagénaires qui avaient perdu leur pension. Mademoiselle Dumesnil était donc bien loin de vouloir insulter un homme auquel elle avait des obligations.]
[5: L'auteur du Chevalier de Canole.]
[6: Cela se répétait le lendemain.]
[7: J'ai été bien étonnée de lire dans un feuilleton sur Louvet un récit relatif à la beauté de Lodoïska. Celui qui a écrit cela se rappelait probablement la Lodoïska de l'opéra ou du roman; à coup sûr il n'avait pas vu la véritable.]