— Quand viendrez-vous ? interrogea Mauléon.
Il réfléchit ; il fallait qu’Angèle eût le temps de macérer…
— Pas de danger avant six mois, dit-il, donc cela nous donne jusqu’à Novembre.
Mais Angèle le devinait.
— Venez plutôt en Septembre, la saison est belle à la Commanderie.
— « Elle joue mon jeu », se dit-il, ravi. Il consulta son agenda ; rien de prévu pour cette époque ; il réfléchit encore ; ma foi, c’était celle qui convenait le mieux. Eh bien ! il acceptait, c’était dit et réglé, entendu ; la première quinzaine, n’est-ce pas ?
— Très bien, dit Angèle, et j’en suis d’autant plus contente que François sera là à ce moment.
— « La fine mouche ! » pensa-t-il vexé mais amusé tout de même. Il dit, en riant à cause de Mauléon : « François sera là, à condition qu’il n’ait pas reçu l’ordre imprévu de changer de destination ».
Elle fut suffoquée une seconde, puis, tranquillement :
— Impossible, puisqu’il revient sans escale des Marquises avec un voilier de coprah.