Voyage à Montbard, contenant des détails très intéressants sur le caractère, la personne et les écrits de Buffon, par feu Hérault de Séchelles : Paris, Solvet, an IX, in-8o de 136 pages.
Millin joignit au Voyage à Montbard d’autres opuscules d’Hérault, les Réflexions sur la déclamation, l’Éloge d’Athanase Auger, et des Pensées et Anecdotes qui avaient paru déjà en 1795 dans le Magasin encyclopédique, t. II, p. 118. Mais ce qui fait surtout l’importance de son édition, c’est qu’il donna une dernière partie inédite du Voyage. Elle forme les pages 44 à 48 de la présente édition, où nous avons suivi le texte de Millin, que cet éditeur donna évidemment d’après les papiers d’Hérault de Séchelles.
Enfin le Voyage à Montbard fut imprimé une troisième fois sous ce titre :
Voyage à Montbard et au château de Buffon, fait en 1785, contenant des détails très intéressants sur le caractère, la personne et les écrits de M. de Buffon, par feu Hérault de Séchelles, nouvelle édition augmentée de quelques opuscules inédits, par J.-B. Noëllat : Paris, Audin, 1829, in-18 de 79 pages. (L’auteur de cette édition est Gabriel Peignot.)
Nous avons parlé plus haut d’un écrit d’Hérault de Séchelles sur l’ambition. C’est Salgues qui le publia en 1802, et il est intitulé :
Théorie de l’ambition, par feu Hérault de Séchelles, avec des notes par J.-B. S*** : Paris, Bouquet, an X-1802, in-8o de 102 pages.
F.-A. Aulard.
VOYAGE A MONTBARD
J’avois une extrême envie de connoître M. de Buffon. Instruit de ce désir, il voulut bien m’écrire une lettre très honnête, où il alloit de lui-même au-devant de mon impatience, et m’invitoit à passer dans son château le plus de temps qu’il me seroit possible.
Il est à propos, comme on le verra dans un moment, que je fasse ici mention de la lettre que je lui répondis. Elle finissoit par ces mots :