6o. Que le Feu n’est point pesant, qu’il ne tend point vers un centre, comme tous les autres corps.
7o. Qu’il seroit impossible (supposé même qu’il pesât) que nous pussions nous appercevoir de son poids.
8o. Que le Feu a plusieurs propriétés qui lui sont propres, outre celles qui lui sont communes avec les autres corps.
9o. Qu’une de ses propriétés, c’est de n’être déterminé vers aucun point, de se répandre également dans tous les corps, & de tendre à l’équilibre par sa nature.
10o. Que c’est par cette propriété qu’il s’oppose sans cesse à l’adunation des corps, & que c’est par elle enfin qu’il est un des ressorts du Créateur, dont il vivifie & conserve l’ouvrage.
11o. Que le Feu est la cause du mouvement interne des parties des corps.
12o. Que le Feu est susceptible de plus ou de moins dans son mouvement, mais que le repos absolu est incompatible avec sa nature.
13o. Que le Feu est également répandu dans tout l’espace, & que dans un même air tous les corps en contiennent une égale quantité, si l’on en excepte les créatures qui ont la vie.
Après avoir examiné la nature du Feu & ses propriétés, il me reste à examiner les loix qu’il suit, lorsqu’il agit sur les corps, & que ses effets sont sensibles.