— Le Sultan a d’autres soldats que nous.
— Tu n’es qu’un caïd de chacals.
— Nous sommes pour Dieu et sa justice.
— Nous tuerons nos filles, tu ne les auras pas.
Dans le vacarme des voix on entendit le bruit d’une culasse de fusil qui se fermait. Il y eut une bousculade des serviteurs vers un des soldats qui s’était levé, une lutte pour arracher un fusil des mains d’un surexcité, des protestations de la part du groupe des plus raisonnables.
— Sors-le ! nous sommes venus pour parler, non pour tuer.
— El Maati, c’est toi qui es cause de tout cela, qui nous as entraînés.
— Ce sont les autres qui m’ont dit que le caïd prenait les filles des soldats sans les payer.
— Nous avons nos coutumes, tu dois les respecter, caïd !
— Prenez ses cartouches aussi, vous voyez bien qu’il est ivre de kif !