— Salut ! que Dieu te bénisse ! dit l’officier, que fais-tu là, caïd ?

— Ce que tu fais toi-même, mon cobtan.

— Ton pays est bien froid et sombre, on ne voit rien.

— Ce qu’on ne voit pas, on l’entend, fit le caïd.

— Bien ; de quel côté ?

— Ça monte de Goulib et de Tirza par Tizi Oudad, d’autres par Imzizou ; on me dit aussi par l’arbre de Mimigam.

— Bien ; que veulent-ils faire ?

— Je ne sais pas encore, dit le chef, le camp cette nuit ou mon douar.

— Tu n’as pas vu mes émissaires ? demanda Martin.

— Ne les attends pas ; nous en avons trouvé un.