Tchelkache revint à lui et, repoussant Gavrilo, dit d’une voix enrouée :
— Va-t’en !
— Frère, pardonne : c’est le diable qui m’a tenté… continuait Gavrilo, tremblant, baisant la main de Tchelkache.
— Va, va-t’en ! grogna l’autre.
— Remets-moi mon péché ! Ami… pardonne !
— Va-t’en, va-t’en au diable ! cria tout à coup Tchelkache qui s’assit sur le sable. Son visage était pâle, méchant ; ses yeux troubles se fermaient comme s’il avait très sommeil… Que veux-tu encore ? Tu as fait ton affaire… et va-t’en ! File !
Et il voulut pousser du pied Gavrilo, anéanti de douleur, mais il n’y réussit pas et serait tombé si Gavrilo ne lui avait soutenu les épaules. Le visage de Tchelkache était maintenant au niveau de celui de Gavrilo. Tous deux étaient pâles, misérables et effrayants.
— Fi !
Tchelkache cracha dans les yeux grands ouverts de son ouvrier.
L’autre s’essuya humblement avec sa manche et murmura :