— Il ne sera pas emporté ?

— Non.

Tous se turent et se mirent de nouveau à m’examiner.

— Eh ! bien, demanda Mikhal sans s’adresser à personne en particulier, faut-il les conduire chez l’atamane ? ou bien directement aux douaniers ?

« Voilà la fin ! » pensai-je. Personne ne répondit à Mikhal. Charko mangeait et se taisait.

— On pourrait les conduire chez l’atamane… ou chez les douaniers. L’un est bien et l’autre aussi, dit après un silence le vieillard.

— S’ils ont volé une chose du gouvernement, il faut les punir…

— Attends, grand-père… commençai-je.

Mais il ne fit aucune attention à moi.

— Il ne faut pas voler ! Oui… et si l’on ne les punit pas, ils feront encore pire.