— Est-ce qu’ils s’en iront ? demanda Mikhal.

Les deux autres levèrent les yeux sur le vieillard.

— Et que voulez-vous que nous fassions d’eux ?

— Mais, nous voulions les conduire chez l’atamane ou chez les douaniers ? dit avec désappointement Mikhal.

Charko s’agita auprès du feu et sortit la tête, d’un air curieux, de dessous son paletot. Il était tranquille.

— Qu’ont-ils à faire chez l’atamane ? Ils n’y ont rien à faire. Plus tard, ils iront chez lui, s’ils le veulent.

— Et comment faire avec le bateau ? s’acharnait Mikhal.

— Le bateau ? répéta le vieux. Eh ! bien, quoi, le bateau ? Il est là ?

— Oui… répondit Mikhal.

— Eh ! bien, qu’il y reste. Et, le matin, Ivachko le ramènera au port ; là, on le prendra et on le conduira à Kertch. Nous n’avons rien d’autre à faire du bateau.