Iakov s’arrêta pour l’examiner curieusement.
La blouse de percale dégrafée par devant était rabattue sur une épaule, et cette épaule était si blanche, si appétissante !
Les vagues heurtaient le bateau et Malva s’élevait puis redescendait au point que ses pieds nus touchaient presque l’eau.
— Tu t’es baignée, dis ? lui cria Iakov. Elle tourna vers lui son visage, jeta un coup d’œil sur ses pieds, puis, continuant à se peigner, elle répondit :
— Je me suis baignée… oui… Pourquoi t’es-tu levé si matin ?
— Toi, tu es bien levée déjà !
— Je ne suis pas un exemple pour toi.
Iakov garda le silence.
— Si tu vis à ma manière, tu auras du mal à garder ta tête, dit-elle.
— Oh ! comme tu me fais peur ! dit Iakov pour badiner.