[Note 586: ][ (retour) ] Publiée d'abord dans le Thesaur. Antiq. ital., t. VI, part. III, Lugd. Batav., 1722, et huit ans après, comme inédite, dans le grand Recueil de Muratori, t. XVI, Milan, 1730.
[Note 587: ][ (retour) ] Insérée par Tomasini, dans son Petrarcha redivivus.
[Note 588: ][ (retour) ] De Ingenuis Moribus, première édition, avec d'autres Opuscules, Milan, 1474, in-4.; deuxième, 1477, et réimprimé plusieurs fois.
[Note 589: ][ (retour) ] Cette traduction est restée inédite; Apostolo Zeno en a publié l'épître dédicatoire à Sigismond, Dissert. Voss. t. I, p. 55 et 56.
[Note 590: ][ (retour) ] Elle est intitulée Paulus; c'est une comédie morale qu'il avait composée dans sa jeunesse; Sassi en a donné la Notice, et publié le Prologue, dans son Histoire typographique de Milan, colonne 393.
L'état de Milan, théâtre de tant d'événements politiques et militaires, les Visconti et les Sforce, qui le possédèrent successivement, ne pouvaient manquer de trouver des historiens. Nous devons distinguer parmi eux Pier Candido Decembrio, pour la même raison qui nous a fait parler de Vergerio; c'est que le nom de cet écrivain se lie avec ceux des hommes les plus célèbres dans la littérature du quinzième siècle. Son père, Uberto Decembrio, né à Vigevano, fut lui-même un littérateur distingué. Pier Candido naquit à Pavie 1399 [591]. Il fut, dès sa jeunesse, secrétaire de Philippe-Marie Visconti. Après la mort de ce duc, dans les efforts que firent les Milanais pour reconquérir la liberté, Pier Candido fut un des plus ardents défenseurs de leur cause. Quand il la vit perdue sans ressource, il quitta Milan pour Rome, et fut fait, par Nicolas V, secrétaire apostolique. Il ne revint à Milan qu'environ vingt ans après, et y mourut en 1477. On lit dans l'inscription gravée sur sa tombe, dans la Basilique de Saint-Ambroise, qu'il avait composé plus de cent vingt-sept ouvrages; c'est beaucoup; et quoiqu'il en soit resté de lui un grand nombre, on a fait des efforts inutiles pour les rassembler tous. Les deux principaux sont sa vie de Philippe-Marie Visconti et celle de François Sforce, toutes deux insérées dans le grand recueil de Muratori [592]. Dans la première il a pris Suétone pour modèle, s'est attaché comme lui aux anecdotes particulières, et n'en a pas mal imité le style. La seconde est en vers hexamètres, et il y faut chercher, comme dans tous les poëmes de cette espèce, moins la poésie que les faits. Ses autres ouvrages imprimés sont des Discours, des Traités sur différents sujets, des Vies de quelques hommes illustres, des Poésies latines et italiennes, outre plusieurs Traductions, comme celles de l'Histoire grecque d'Appien en latin, de l'histoire latine de Quinte-Curce en italien, et quelques autres. Ce qu'on doit le plus regretter de lui, dans ce qui n'a pas été publié, ce sont ses Lettres que l'on conserve manuscrites en très-grand nombre dans plusieurs bibliothèques d'Italie [593]. Elles ne pourraient que jeter un nouveau jour sur l'histoire politique et littéraire de ce siècle.
[Note 591: ][ (retour) ] Tiraboschi, ub. supr., p. 65.
[Note 592: ][ (retour) ] Script. Rer. ital., t. XX.
[Note 593: ][ (retour) ] Voy. Apostolo Zeno, Dissert. Voss., t. I, p. 208.
Jean Simonetta, frère du célèbre Cicco Simonetta, premier ministre de François Sforce, a aussi écrit l'histoire de ce duc avec beaucoup d'exactitude et d'élégance. Il fut son secrétaire intime, et plus à portée que personne de le connaître et de le juger. Les deux frères Simonetta, nés en Calabre, s'étaient attachés au duc François; ils furent fidèles à sa mémoire. Louis le Maure, après son usurpation, ne pouvant les gagner, les proscrivit, les envoya d'abord prisonniers à Pavie, fit trancher la tête au ministre, et, peut-être, honteux de condamner à mort celui qui avait rendu si célèbre le nom de son père [594], se contenta d'exiler l'historien à Verceil. L'histoire, écrite par Jean Simonetta, divisée en trente-un livres, est insérée dans le recueil de Muratori [595]: elle comprend depuis l'an 1423 jusqu'à 1466, époque de la mort du duc François.