[Note 609: ][ (retour) ] Mehus, Vita Bartholom. Facii (voy. p. suiv. note 2); Tiraboschi, t. VI, part. II, p. 79.
[Note 610: ][ (retour) ] Édition de Bâle.
[Note 611: ][ (retour) ]: De Bello Veneto Clodiano ad Joannem Jacobum Spinulam liber. Lyon, 1568, in-8.
[Note 612: ][ (retour) ] De Viris illustribus liber, publié par l'abbé Mehus, avec une Vie de l'auteur, Florence, 1745, in-4.
Un autre ouvrage, sur un sujet pareil, composé dans le même siècle, n'a été imprimé non plus que dans le dix-huitième; c'est celui de Paolo Cortese, sur les hommes célèbres par leur savoir [613]. Il est en forme de Dialogue; l'auteur feint qu'il s'entretient dans une île du lac Bolsena avec un certain Antonio, et avec Alexandre Farnèse, qui fut depuis le pape Paul III. L'entretien roule sur les hommes les plus célèbres, dans ce siècle, par leur érudition et leurs talents littéraires. Le style en est meilleur et plus élégant que celui de Fazio. Cortese paraît y avoir pris pour modèle le Dialogue de Cicéron sur les illustres Orateurs. Il n'avait que vingt-cinq ans lorsqu'il composa cet ouvrage, où brille cependant un jugement très-solide et une grande maturité d'esprit [614]. Il était né à Rome en 1465 [615], d'une famille noble et toute littéraire. Son père, employé à la secrétairerie pontificale, était un homme lettré et un philosophe; son frère, Alexandre Cortese, se distingua de bonne heure par son talent pour la poésie latine. Il menait avec lui le jeune Paul encore enfant, chez les savants qu'il visitait à Rome. C'est ce qui lia Paul Cortese, dès sa première jeunesse, avec ce que la littérature avait alors de plus éminent, et entre autres avec Pic de la Mirandole et Ange Politien, qui faisaient le plus grand cas de son savoir, de son éloquence et de son goût. Ce Dialogue suffit pour justifier leur opinion. Il n'écrivit guère, d'ailleurs, que des ouvrages de théologie, où l'on dit qu'il essaya le premier d'introduire le style pur des anciens auteurs latins [616]. Il a aussi laissé un livre fort estimé à Rome, sur le cardinalat [617], dans lequel il traite avec beaucoup d'étendue, d'érudition et d'élégance, d'abord des vertus et de la science qu'on doit exiger dans les cardinaux, ensuite de leurs revenus et de leurs droits. Il n'a jamais été fait d'autre édition de cet ouvrage, qui est devenu fort rare; on aura craint peut-être de réimprimer la seconde partie, à cause de la première.
[Note 613: ][ (retour) ] De Hominibus doctis.
[Note 614: ][ (retour) ] Publié à Florence, en 1734, avec des notes, attribuées, ainsi que l'édition, à Domenico-Maria Manni. Tiraboschi, t. VI, part. II, p. 104.
[Note 615: ][ (retour) ] Id., t. VI, part I, p. 228.
[Note 616: ][ (retour) ] Tiraboschi, loc. cit.
[Note 617: ][ (retour) ] De Cardinalatu, publié après sa mort, par son frère Lactance Cortese.