[Note 373: ][ (retour) ] Guillaume Fichet et Jean de la Pierre.
[Note 374: ][ (retour) ] Ils se nommaient Ulric Gering, Martin Crantz, et Michel Friburger.
[Note 375: ][ (retour) ] Gasp. (c'est-à-dire, Gasparini) Pergamensis (ce devrait être Bergomensis) epistolæ, in-4., sans date, mais du commencement de l'année 1470, comme plusieurs autres éditions, aussi sans date, données au même lieu par les trois mêmes imprimeurs.
[Note 376: ][ (retour) ] Rome, 1723, in-4.
Ambrogio Traversari, religieux Camaldule, fut l'un des plus illustres élèves d'Emmanuel Chrysoloras. Né en 1386 [377] à Portico, château de la Romagne, qui passa peu de temps après sous la domination de Florence, il entra, dès l'âge de quatorze ans, l'année même où commençait un autre siècle, dans l'Ordre [378] dont le nom se trouve toujours réuni avec le sien; car on ne l'appelle point autrement qu'Ambrogio le Camuldule. Il s'y livra entièrement à l'étude, et y resta trente-un ans sans aucune fonction qui le détournât de la culture des lettres. Converser avec les savants qui étaient alors à Florence, entretenir un commerce de lettres suivi avec ceux qui en étaient absents, recueillir de toutes parts d'anciens manuscrits, traduire du grec en latin plusieurs auteurs, et composer lui-même plusieurs ouvrages d'érudition, furent, pendant ce temps, toutes ses occupations. Il se fit aimer par son caractère autant que par son savoir, et compta, parmi ses amis, Cosme de Médicis, Niccolo Niccoli, et tous ceux des citoyens distingués de Florence qui aimaient et cultivaient les lettres. Créé, en 1431, Général de son Ordre, et occupé depuis ce moment d'affaires et de voyages, il eut moins de temps à donner à l'étude, mais il y consacra toujours ses loisirs. Il se servit même de ses voyages ou tournées qu'il faisait en visitant les maisons de l'Ordre, pour composer un ouvrage qu'il intitula Hodæporicon, et qui contient, comme ce titre grec l'annonce, le détail de ses voyages, et des choses relatives aux lettres qu'ils lui donnaient lieu d'observer. Ce livre, qui est imprimé [379], fournit beaucoup de lumières sur l'histoire littéraire du quinzième siècle; et ses lettres latines, qui le sont aussi, en fournissent encore davantage [380].
[Note 377: ][ (retour) ] Son père se nommait Beneivenni de' Traversari. Les avis ont été partagés sur la noblesse ou la rôture, la richesse ou la pauvreté de sa famille; mais cela ne doit nous importer nullement.
[Note 378: ][ (retour) ] À Florence, dans le couvent des Camaldules, degli Angioli.
[Note 379: ][ (retour) ] Ambrosii, Camaldulensis abbatis Hodæporicon, anno 1431 ad capitulum generale ejusdem ordinis susceptum, et ex bibliothecâ medicâ editum à Nicolao Bartholini, Florentiæ, in-4. Debure, Bibl. instr., n°. 4531, met à cette édition la date de 1680; mais elle est sans date, et l'abbé Mehus nous apprend qu'elle est de 1681. Et quamvis, dit-il (Prœf. ad Vitam Ambr. Camald., p. 91). Bartholini editio anno quo in lucem venit nusquam prœ se ferat, didici tamen ex codice chartaceo Biblioth. publicœ Magliabechianœ, an. 1681, productam fuisse.
[Note 380: ][ (retour) ] Les PP. Martene et Durand sont les premiers qui aient publié un recueil des Lettres d'Ambrogio Traversari (Amplissima collectio veter Monum. t. III). Elles ont été réimprimées avec de nombreuses additions, par P. Canneti et par le savant abbé Mehus, sous ce titre: Ambrosii Traversarii generalis Camaldulensium aliorumque ad ipsum et ad alios de eodem Ambrosio latinæ epistolæ, etc., 2 vol. gr. in-fol. Florence, 1759. L'abbé Mehus y a joint une Vie de l'auteur, ou plutôt une histoire de la renaissance des lettres à Florence, qui est un riche dépôt de connaissances et de renseignements certains, mais écrite avec un désordre fatigant, et où les objets sont entassés avec surabondance et confusion.
Envoyé par le pape Eugène IV au concile de Constance, Ambrogio le fut ensuite auprès de l'empereur Sigismond, revint à Venise pour y recevoir, au nom du pape, l'empereur et le patriarche des Grecs, les conduisit à Ferrare, assista au grand concile, dont la réunion des deux Églises était le principal objet, et mourut, en 1439, âgé de cinquante-trois ans seulement, peu de temps après l'heureuse issue de ce concile, à laquelle il contribua par son esprit conciliant, sa science théologique, et sa connaissance égale des deux langues. Ambrogio le Camaldule ne professa point, mais il fut sans cesse occupé d'entretenir par ses relations, ses correspondances et ses travaux, ce goût pour les bonnes études, que de célèbres professeurs, qui étaient tous ses amis, répandaient par leurs leçons. Il ne se fit, pour ainsi dire, à Florence, aucun bien aux lettres pendant la vie, auquel il n'ait activement et puissamment contribué.