[Note 530: ][ (retour) ] De urbe Româ.

[Note 531: ][ (retour) ] Dans le Recueil intitulé: Rerum ital. Scriptores Florentini, t. II, p. 755.

[Note 532: ][ (retour) ] Sous la date de Londres.

[Note 533: ][ (retour) ] De Magistratibus romanis. C'est le savant antiquaire Gori qui l'envoya de Florence à l'éditeur.

Le fameux Annius de Viterbe est un antiquaire du même temps, mais d'une autre espèce. Son nom était Jean Nanni, Nannius, et ce fut pour suivre la mode qui régnait alors, qu'il changea ce dernier nom en celui d'Annius. Né à Viterbe, vers l'an 1432 [534], il entra fort jeune dans l'ordre des Dominicains. Il embrassa dans ses études non-seulement le grec et le latin, mais l'hébreu, l'arabe et les autres langues orientales. Ses succès dans la prédication commencèrent sa célébrité. Appelé de Gènes à Rome sous le pontificat de Sixte IV, il maintint son crédit à la cour romaine, même sous le méchant pape Alexandre VI, qui le nomma, en 1499, maître du sacré palais. Annius mourut environ trois ans après [535], âgé de soixante-dix ans.

[Note 534: ][ (retour) ] Tiraboschi, t. VI, part. II, p. 15.

[Note 535: ][ (retour) ] Le 13 novembre 1502.

Les deux premiers ouvrages qu'il publia firent une grande sensation, qu'ils durent en partie à la destruction récente de l'empire grec; c'est son Traité de l'Empire des Turcs [536], et celui qu'il intitula: Des Victoires futures des Chrétiens sur les Turcs et les Sarrasins [537]. Mais ce qui lui a fait le plus de renommée en bien et en mal, c'est le grand recueil d'Antiquités diverses [538], qu'il publia à Rome en 1498, et qui ont été réimprimées plusieurs fois. Il prétendit avoir retrouvé et donner au monde savant les textes originaux de plusieurs historiens de la plus haute antiquité, tels que Berose, Manethon, Fabius Pictor, Myrsile, Archiloque, Caton, Megasthène, qu'il nomme Metasthène, et quelques autres, qui devaient jeter le plus grand jour sur la chronologie des premiers temps. Il les avait, disait-il, retrouvés dans un voyage qu'il avait fait à Mantoue pour accompagner le cardinal de S. Sixte; et, dans ses longs Commentaires, il en soutenait l'authenticité.

[Note 536: ][ (retour) ] Tractatus de imperio Turcarum, Gênes, 1471.

[Note 537: ][ (retour) ] De futuris Christianorum triumphis in Turcos et Saracenos, ad Xystum IV et omnes principes Christianos, Gênes, 1480, in-4. Cet ouvrage est divisé en trois parties, dont la troisième n'est qu'une récapitulation du premier traité. Les deux autres contiennent des applications de l'Apocalypse à Mahomet, et des prédictions véhémentes de la prochaine destruction de ses sectateurs. C'est le Recueil des Sermons qu'il avait prêchés à Gènes, et qui lui avaient fait une si grande réputation.