Quel que soit, d'ailleurs, le prétexte sous lequel on amène le sexe sur la scène, pourvu qu'il y foisonne, tout le monde est content.

D'où il suit que — pour offrir une définition à ceux qui en éprouvent le besoin — la pièce à femmes est un ouvrage dans lequel les femmes tiennent lieu de pièce.

II
SUITE DU PRÉCÉDENT

Peut-être devrais-je, — avant de continuer, présenter à la compagnie mes très-humbles excuses pour la digression dans laquelle j'ai été entraîné dès les premiers pas.

Je préfère remplacer les excuses par un aveu.

Ce livre n'est point un roman ; c'est un voyage buissonnier à travers les us et coutumes dramatiques. Or, en fait de voyages, j'ai horreur des trajets directs. J'aime à m'arrêter quand il me plaît, à zigzaguer comme l'envie m'en prend ; il est par conséquent fort probable que je retomberai plus d'une fois dans le péché que je confesse au moment du départ.

Vous voilà prévenus, chers compagnons de route.

La ligne droite n'a que trop d'adorateurs à notre époque. Laissons un peu de place au caprice et ne faisons pas de la littérature une seule et même rue de Rivoli.

Sur ce, je reviens au théâtre des Divertissements-Plastiques, où l'on répétait une pièce à femmes, et à la loge des dignes époux Balandreau, concierges de l'établissement.

Cette loge, de quinze pieds carrés environ, mérite une description particulière.