Bien qu'il lui en coûtât un peu de se séparer de son secrétaire, qu'il affectionnait de plus en plus, le colonel n'eut pas le courage de lui refuser ce qu'il demandait.
Et Tony, muni de son ordre, partit immédiatement au grand galop, dans la direction qu'avait prise Maurevailles.
On a vu comment il était arrivé à point nommé dans la forêt de Blérancourt.
En s'abattant, le cheval avait entraîné, sur la mousse du hallier, Maurevailles et la marquise.
Rompu aux exercices du corps, toujours prêt à tout accident, le capitaine n'avait eu qu'à ouvrir les jambes pour se trouver debout et sans aucun mal.
Quant à la marquise, qui était en travers du pommeau de la selle, elle avait simplement glissé à terre.
Tony s'élança pour la relever.
Mais déjà Maurevailles avait mis l'épée à la main. D'un bond, il se plaça devant elle.
Et Tony était désarmé!
Le cheval était tombé sur son sabre, sur lequel il se tordait dans les douleurs que lui causait sa blessure.