En amenant Haydée au château, il avait espéré l'y soustraire à tous les regards.
Le château de Blérancourt était isolé, depuis longtemps inhahité; il y avait donc peu de chances pour qu'on vînt y chercher la jeune femme, se disait le comte.
L'arrivée de Maurevailles et l'enlèvement de la marquise avaient été la première preuve de son erreur.
L'installation de Tony au château avait été la seconde.
De même que les Hommes Rouges, le magnat, en effet, n'avait point tardé à ressentir les effets du rôle pris par Tony dans ce drame enchevêtré.
Ce maudit gamin voyait tout, se mêlait de tout, était partout.
C'était évidemment d'après ses conseils que la marquise, devenue à bon droit méfiante depuis la terrible scène du soporifique, évitait de se trouver seule avec le misérable qui se faisait passer pour son père.
De plus, la présence de Tony l'avait singulièrement enhardie.
Le comte avait jugé convenable d'inviter le secrétaire du marquis de Langevin à s'asseoir à sa table pour le premier repas pris par lui à Blérancourt.
Mais ne voilà-t-il pas qu'au dessert la marquise dit à Tony: