—Encore!

—Non.

Néo avait répondu presque durement; pourtant, elle était émue et ses yeux in quiets semblaient fixer une image évoquée.

Diomède sentit que pour insister il allait être obligé à des phrases sentimentales; tout un vocabulaire romanesque s'agitait dans sa tête inconsciente. Il eut envie de dire: «Donne-moi tes lèvres, mon amour... Comme ton cœur bat!... Tes yeux sont des pervenches... Tu m'aimes, dis?... Répète-le-moi, encore, toujours!... Oh! s'aimer dans la campagne, en pleine nature!... Tu soupires, ma chérie?... Je voudrais t'emporter au bout du monde!.,. Je te préviens, je suis jaloux... Elle est à moi, à moi seul!... Comme tu es jolie!... A quoi penses-tu?... Regarde-moi... Tu sais, je lis dans tes yeux... Il me semble que je n'aurais pas pu vivre sans toi...» Mais, peu à peu, ces petits riens, revenus en sa mémoire, l'amusèrent. Il en chercha d'autres, incapable d'aucun commentaire sur sa présente aventure.

*

Cependant Néobelle réfléchissait. Elle dit:

—Diomède, j'irai chez vous ce soir. Je sais ce que je veux et je sais ce qui m'attend. J'irai. Aucun préjugé social ne m'intéresse et je me sens aussi libre de mes actes que si j'étais seule au monde. M'acceptez-vous?

Diomède répondit fermement:

—Oui.

Puis: