—La personne du locataire peut influer beaucoup sur une décision aussi grave.

La jeune femme dit:

—Vous habitez, madame, un endroit si charmant!... les chemins, la grille ancienne, l’admirable allée sous les châtaigniers...

—La maison d’habitation, hasarda l’un de ces messieurs, semble assez vaste...

Madame Dieulafait d’Oudart se leva:

—Si vous désirez jeter un coup d’œil?...

Son cœur palpitait, les jambes lui manquaient. Elle fit visiter sa maison.

On trouva, dans la bibliothèque, le grand-père Lhommeau qui sommeillait et s’éveilla. Il ne savait point de quoi il s’agissait, croyait voir des Parisiens amis de sa fille, faisait force salutations. Madame d’Oudart dut le présenter:

—Monsieur Lhommeau, mon père, ancien conseiller à la Cour...

Mais elle ne savait—et à peu près—que le nom de l’un des visiteurs, de qui le notaire lui avait lu la lettre; encore ignorait-elle auquel d’entre eux il s’appliquait: elle le bredouilla... C’était le nom du sexagénaire. A son tour, celui-ci présenta: son fils, sa belle-fille, et la sœur de celle-ci, une jeune fille orpheline de père et de mère. Monsieur Lhommeau était fort étonné; la scène était pénible: on l’écourta en passant vite.