Les vergers odorants et verts;

Je voudrais n'être plus qu'une amoureuse bouche

Qui goûte et qui boit l'univers[ [10].

A savourer les parfums elle apporte le même mélange de sensualité et d'analyse:

Mon cœur est un palais plein de parfums flottants

Qui s'endorment parfois aux plis de ma mémoire...

Parfum des fleurs d'avril, senteur des fenaisons,

Odeur du premier feu dans les chambres humides,

Il n'est pas jusqu'à l'image visuelle elle-même, aussi nette, aussi intense que chez Hugo, qui, au lieu de rester comme chez celui-ci et conformément à son usage ordinaire, avant tout représentative, ne se prolonge immédiatement, elle aussi, en sensualité: