Je suis l'être que tout enivre et tout afflige...
Et je vis étonnée, aveuglée, éblouie,
Sachant bien que pourtant la détresse inouïe
A depuis mon enfance exalté tous mes jours...
Hélas! je vis, toujours errante et toujours ivre
Je vis, pleine d'azur, de sanglots, de souhaits...
Qu'avez-vous fait, demande-t-elle à ses vers
De ces désirs, ces cris, ces éblouissements
Si tendres, si joyeux, si tristes, si sensibles
Qu'un autre être que moi ne les croit pas possibles,