Divine Amie! Reçoi les actions de grâces que je rens à ton Conin et à tes Soliérs… Hiër jeudi fêtedieu (la Lettre était du vendredi), j'avais mis la chaussure que tu m'as prêtée, pour faire bander un Clerc de No aire, amant de ma Soeur Rosalbe, à laquelle je le voulais enlever. J'avais aussi ton grand bonnet battantl'oeil, qui me va si bién, à cause de mes grands yeux noirs, la robe, la jupe blanches sur fond rose, comme toi. Je m'avisai de me donner ton joli tourdecùl. Dans la rüe des Cinqdiamans, j'entendis derrière moi: "C'est elle!… Oui, c'est elle! c'est ma Deesse"!… On m'aborde. "Hâ! ma Belle! vous voila si prês de chéz moi, que vous y monteréz, puisque votre Père y est venu"?… Il m'a pris le bras; je me suis laissée mener; pensant bién qu'en me reconnaissant, il me laisserait aler, surtout aprês m'avoir foutue. Point! il ne se desabuse pas!… Il est vrai qu'il m'avait introduite dans un appartement au premiér à très sombre jour. Il tombe à mes genoux, ou plütôt aux vôtres "Vos traìts, belle Saxancour, sont un peu differens de ce qu'ils m'avaient paru; mais vous n'en êtes pas moins une Brune adorable. C'est que j'ai toujours plûs regardé vos piéds, dont je suis fou, que votre visage, tout charmant qu'il est. Aussi les reconnais-je parfaitement, ainsi que tout le reste de votre parure… M'aimeréz-vous"? J'ai cru devoir repondre, "Ouî. "Hâ! je suis trop heureux"! Il m'a pris mille baisérs, en me fesant darder la langue, m'a patiné les tetons, saisi la mote, renversée sur un large sofa, troussée, foutue… J'ai remué du cùl! je lui ai donné du plaisir… hâ! vous me connaisséz?… Ça fait, il m'a présenté à laver, m'a fait lui verser de l'eau sur le vit, m'a essuyé còn et cùl, m'a baisé la mote et les fesses: puis a dit à sa Femme de charge: "Le dînér est-il prêt? "Dans un demi-quart d'heure. "Aprês le verre d'Alicaute, descendons, ma Belle"! Nous sommes descendus chéz le Notaire voisin. Six-mille francs par an, 500 francs par moi, d'avance…. J'ai signé la minute, ét je suîs remontée dotée, comme j'étaîs descendue foutue. Nous avons dîné tête-à-tête. Des que les Domestiques ont été retirés, il m'a fait mettre à nud mes tetons; puîs il m'a enyvrée de champagne. Il s'êst lavé le vit dans un verre mousseux. Je l'aí aussitôt avalé… Enchanté de ce traìt, il m'a mis son vit sur les lêvres. Je le lui aí embouché, suçé! Il s'êst recrié de plaîsir, en me dîsant: "Tu ês ma deesse, la putain faite pour moi. Je ne veux pas te decharger en bouche; je veux garder mon foutre pour ton Còn. Montre-le moi, que je le baîse; ét adieu jusqu'à demain… Mon carrosse? (a-t-il dit à sa Femmedecharge, qui m'épongeait le cùl ét le côn]. Il m'a remenée.
J'auraî mon apportement chéz lui ce soìr. Je suîs restée tard au lit, y étant toute embaumée, et envelopée dans deux peaux de veaux, qui m'ont été apportées hîër-soìr encore chaudes; afin d'avóír la peau des cuîsses ét des fesses presqu'aussi satinée que vous. Ainsi, belle Conquète! je vous dòis ma fortune. J'en remercie votre adorable Cón, ét surtout votre voluptueuse chaussure. En chemin, mon genereux Fouteur m'a promis que dans três-peu de temps, il me ferait enculer en sa présence, par un joli Jockey, auquel il s'êst deja fàit enculer Lui-même 2-fois, dans deux circonstances, où il avait ressenti au trou du cùl un violent prurit. C'a été son expression. Adieu… ou Avit, ô divine Fouteuse!
Nous fumes tous ébahis! Tendrelys embrassa Conquète-Ingenue, en s'écriant: — Hâ! si l'On vous connaîssait-!… Je voulais aler détromper mon Gendre volé. Ma Fille m'en empêcha: — Il n'était l'amant que de ma chaussure; il ne lui est pas infidèle; il a tout ce qu'il lui faut-. Tendrelys applaudit à cette réponse: — Je ne dis mot: mais je n'en pense pas moins-, ajouta-t-elle.
La Brideconin, pour être plûs à nos parties, qui lui donaient des plaisirs inconnus, avait fait venir chéz elle, ce jour-là, Une Soeur de son Mari, fort-grêlée; mais la plûs provocante Tetonnière de 18 ans qu'On puisse voir. La Garse ne croyait pas que la Laideron tenterait, toutes nos Dames étant jolies, & 2 parfaitemt belles. Ce fut cette Tetonière, faite-au-tour, à tâille guêpée, comme les Comtoises, qui nous servit. Mais dês qu'elle eüt fait bander, pour lui éviter de la peine, les Hommes alèrent chercher les assiètes…… Au dessert, On me somma de raconter l'histoire des Cons depucelés dont avait parlé Minone, & que Mad. Ingenue-Conquète m'avait empêché de faire à soupér, depeur qu'elles ne fussent trop savoureuses? J'y consentis.
HISTOIRE des Phénixs dénichés.
"Je vais (dis-je en m'essuyant la bouche, ét baisant les tetons de mon active Fouteuse, vous conter comment j'ai depucelé Victoire-Beauxtalons; Virginie-Moteblonde; Rosalie-Con-Rose, ainsi que Suzonète sa soeur-cadète; Manon-Aurore-Sourismignard; Léonor-Robé, femme de Margâne le Parfumeur; la Seconde ét la Troisième Consfriands, Saccadine ét Voixflûtée.
La première-fois que je vis la voluptueuse Beauxtalons, elle était en deshabillér brun, bas fins de coton, soliérs de maroquin noir; talons plüs hauts que ceux de Conquète. Elle me donna des desirs violens; je la suivis: c'était le soir: Elle entra dans l'alée à-côté de la boutique de sa Mère. L'escaliér était obscur. J'étais sur ses talons. Elle ouvrit le premiér, dont les volets étaient fermés. Nuit profonde. J étais entré avec elle. "Hâ! c'est vous, Monsieur Copahü, dit-elle en m'entendant réspirer… Je Lui mis la main sous la jupe. "Hô! voila toujours come vous faites!… Laissons donc les volets fermés". Je cherchais un Lit. Elle y recula. Je L'y renversai. "Mon dieu! aléz, que vous êtes tèrible"! Et elle s'arrangeàit néanmoins commodément pour tous-deux. J'insère. Elle riposte, en disant: "Il faut bién faire comme ça, sans quoi vous dites qu'On ne vous aime pas". La jouissance fut delicieuse, quoique simple ét sans accessoires. Mais Victoire était si belle, ét je L'avais tant desirée!… Je voulais sortir sans être connu. On frappa. Je suivis ma Monture effrayée qui courait ouvrir, quoique je La retînsse. en disant: "C'est mà Mère, ou mà Soeur: Restéz ou sortéz, come il vous conviéndra"? "Je sors". Elle
[ici s'arrête le volume imprimé]
Transcription en français moderne:
Quelle excuse peut se donner à lui-même, l'homme qui publie un ouvrage, tel que celui qu'on va lire? J'en ai cent, pour une. Un auteur doit avoir pour lui le bonheur de ses lecteurs.. Il n'est rien qui contribue autant au bonheur, qu'une lecture agréable. Fontenelle disait: "Il n'est point de chagrin qui tienne contre une heure de lecture". Or, de toutes les lectures la plus entraînante est celle des ouvrages érotiques, surtout lorsqu'ils sont accompagnés de figures expressives. Blasé sur les femmes depuis longtemps, la Justine de Dsds me tomba sous la main. Elle me mit en feu; je voulus jouir, et ce fut avec fureur: je mordis les seins de ma monture; je lui tordis la chair des bras… Honteux de ces excès, effets de ma lecture, je me fis moi-même un Erotikon savoureux, mais non cruel, qui m'excita au point de me faire enfiler une bossue bancroche, haute de deux pieds. Prenez, lisez, et vous en ferez autant.