[30-1] Lettre sur la Musique, nouv. éd., p. XL.

[31-1] L'Art de Richard Wagner: l'Œuvre Poétique, par Alfred Ernst (E. Plon, Nourrit et Cie, éditeurs, Paris, 1893, 1 vol. in-18 de IV-544 pages).—Ce précieux volume n'est, du même auteur, ni le premier, sur Richard Wagner, ni, Dieu merci, le dernier non plus (il sera suivi d'un autre, non moins nécessaire, dont s'y trouve annoncée l'apparition prochaine: L'Art de Richard Wagner: l'Œuvre Musicale): lui-même fut précédé d'une œuvre (titre: Richard Wagner et le Drame Contemporain) assez inférieure, à celle que j'indique, en ce que chacun des Drames y est analysé non seulement un peu vite, peut-être, mais à un point de vue surtout thématique: c'est dire que ce même point de vue reste aussi bien traité que l'a permis à l'auteur, alors, le peu de place dont il disposait; toutefois, pour des raisons d'ordre particulier (encore que M. Alfred Ernst ait généreusement accordé, à mon ami Barthélemy, la gracieuse autorisation d'en utiliser maints passages pour son Commentaire Musicographique) j'aurai l'ingratitude de ne pas recommander l'œuvre:—L'Art de Richard Wagner la supplée si richement! Oui: je n'ai, à l'heure présente, jamais vu M. Ernst; jamais je ne le verrai sans doute; mais j'affirme, sans craindre qu'on ne me contredise, que ce livre, de toute la Critique wagnériste, est le seul livre français qui puisse, actuellement, donner de l'Art de Wagner une idée nette, complète, libre de toute erreur sérieuse.—Je n'aurais de réserves à faire que: sur un seul chapitre, intitulé: L'art Religieux (mais cela n'importe pas ici); sur l'absence d'un chapitre synthétique final (mais sans doute fut-il plus logique de le réserver pour le second volume annoncé, si impatiemment attendu); enfin sur ce fait que l'auteur, en sa piété d'ailleurs touchante, suppose que son public a tout d'abord eu soin de prendre la connaissance des Drames. Or, où l'aurait-il prise—pour L'Anneau du Nibelung? Dans la version Wilder? Non, verra-t-on bientôt. Cette lacune, le présent volume va la combler; et alors, d'être mieux intelligible encore, l'œuvre de M. Ernst n'en paraîtra que plus belle. Sur la Langue, la Métrique, la Plastique, la Mimique, le Décor, les Sources, les Symboles, on y trouvera, plus développées, sous une forme à la fois savante et captivante, une foule d'observations que je ne pouvais qu'indiquer, de citations traduites pour la première fois (j'ai fait mon profit de quelques-unes, mais le livre de M. Ernst en fournit seul le commentaire): bref une véritable encyclopédie de l'œuvre poétique wagnérienne, un monument durable auquel je me fais une joie de rendre ce public témoignage.

[32-1] Je laisse à cette place ces deux noms, parce qu'ils sont venus sous ma plume dans le feu de la première improvisation: n'obsèdent-il pas l'esprit de quiconque, ayant une cause d'Art à soutenir, manque, hélas! de l'autorité qu'il y faudrait? J'entends bien néanmoins que ceux qui portent ces noms sachent, et me fassent l'honneur de croire: qu'à personne je ne demande rien, ni pour moi-même, ni pour ce livre.—C'est pour l'Art de Wagner, seulement, que j'espère en eux!

[35-1] Art et Révolution.L'Œuvre d'Art de l'Avenir.Opéra et Drame.—Ils sont analysés ci-dessous, pp. 80-98.

[36-1] Cf. Lettre sur la Musique, nouv. éd., pp. XLV, XLVI, XLVII, passim.

[37-1] Etant donné le Public auquel s'adresse ce livre, j'ai cru ne devoir citer ici (autant que possible) que les œuvres déjà traduites; à force de les voir mentionnées, peut-être éprouvera-t-il le désir de les lire? Pour ma part, j'en vais éditer bientôt deux autres, et même trois, s'il faut tenir compte de L'Art et la Révolution.—Sur ce double sujet, plus nettement m'expliquerai-je; cf., ci-dessous, pp. 78-80; et p. 87, note (3).

[37-2] Lettre sur la Musique, nouv. éd., p. XVIII.—Cf. L'Œuvre et la Mission de ma Vie, trad. Hippeau (Dentu, éd.), pp. 25 et 27. Quelque précieux que soit ce dernier document, je suis obligé, en le recommandant, de mettre le lecteur en garde, une fois pour toutes, contre telles des gloses erronées dont l'estimable traducteur,—par patriotisme sincère, mais partial et mal entendu,—a jugé utile de l'enguirlander.

[38-1] Cf. Richard Wagner, Souvenirs (Charpentier, éd.), traduits, par M. Camille Benoit, de l'Autobiographische Skizze (Esquisse Autobiographique) placée, dans les Œuvres complètes (Gesammelte Schriften), au t. 1er.

[38-2] Cf. L'Œuvre et la Mission de ma Vie, trad. citée, p. 27.

[39-1] Lettre sur la Musique, nouv. éd., p. LVII.