[562-1] Voyant Siegfrid revenir sans Gunther, tous s'inquiètent. Giselher demande: «...Seigneur Siegfrid, faites-moi connaître où vous avez laissé mon frère le roi. La force de Brunhilt nous l'a enlevé, j'imagine.» (Nibelunge-nôt, IX, 85.) Siegfrid le rassure.
[562-2] Giselher rassuré, Siegfrid demande à voir «les femmes», c'est-à-dire Kriemhilt (Gutrune) et sa mère. (Nibelunge-nôt, IX, 85.)
[562-3] Giselher va trouver sa mère et Kriemhilt (Gutrune): «Il est arrivé, Siegfrid, le héros du Niederlant!... Il vous apporte des nouvelles du roi. Vous lui permettrez l'entrée de la cour, afin qu'il vous dise les nouvelles véritables de l'islande.» (Nibelunge-nôt, IX, 85.)
[562-4] Kriemhilt (Gutrune) et sa mère «saisirent en hâte leurs vêtements, puis elles firent prier Siegfrid de se rendre à la cour.» (Nibelunge-nôt, IX, 86.)
[562-5] «L'intrépide chevalier parla: «Accordez-moi le don du messager. O belle femme, vous pleurez sans motif...—» (Nibelunge-nôt, IX, 87.)
[563-1] «Jamais messager d'aucun chef ne fut mieux reçu. Si elle l'eût osé, elle l'eût baisé sans nul regret.» (Nibelunge-nôt, IX, 88.)
[563-2] «Siegfrid répondit: «... Je m'aventure si loin, non pour satisfaire tes désirs, mais pour Kriemhilt, la belle vierge. Elle est comme mon âme et mon propre corps, et j'accomplirai tout ceci afin qu'elle devienne ma femme.» (Nibelunge-nôt, strophes 396 et 399, VI, 65.)—Cf. les notes (2) et (3), p. 543.
[564-1] «Gunnar, ce héros magnanime, obtiendra-t-il une chaste épouse, dis-le-moi, Gripir, après que la noble fiancée du guerrier aura couché trois nuits à mes côtés? Cela serait inouï.» (Grepisspà.)
[564-2] «GRIPIR: «Tu te souviens de ton serment, mais tu dois te taire. Tu gardes à Gudrun l'affection d'un époux. (Grepisspà.)
[565-1] «Tu reposeras près de la vierge, chef des armées, comme auprès de ta mère.» (Grepisspà.) «Le chef des Hiunen ne baise point la reine, et ne la prend point dans ses bras. Il donne la jeune fille à l'héritier de Giuki.» (Sigurdakvidha Fáfnisbana Thridja.) «Il fit bien voir, le victorieux, qu'il voulait garder sa promesse envers le jeune roi sans le trahir.» (Brot af Brynhildarkvidhu.)