[565-2] «Après cela, Sigurd remonta sur son cheval et chevaucha vers ses compagnons. Gunnar et lui reprirent la forme l'un de l'autre, et Gunnar se rendit avec Brunhilde chez le roi Giuki.» (Edda de Snorro.) «Vous changerez de nouveau entre vous de visage et de forme, mais chacun gardera son cœur.» (Grepisspà.)

[565-3] «Ils seront bientôt arrivés... Je vous dirai plus encore, ajouta l'homme hardi, touchant ce dont le roi vous prie lorsqu'il arrivera au bord du Rhin. Si vous faites cela, ô dame, il vous en sera toujours obligé. Je l'ai entendu exprimer le désir que vous receviez bien ses hôtes puissants et que vous lui accordiez d'aller à leur rencontre devant Worms, sur le sable. Voilà ce que le roi Gunther vous fait savoir avec ferme confiance.» (Nibelunge-nôt, IX, 88.)

[566-1] Message confié par Gunther à Siegfrid, dans le Nibelunge-nôt: «Dites à ma sœur que, quand elle aura appris que j'ai abordé avec mes hôtes, elle reçoive gracieusement ma bien-aimée. J'en serai toujours reconnaissant à Kriemhilt» (Gutrune) IX, 85. «Avec mille gracieuses honnêtetés, dame Kriemhilt s'avança pour recevoir dame Brunhilt et sa suite.» (X, 92.)

[566-2] «Ortwin et Gère, les hommes du puissant roi, envoyèrent de tous côtés vers ses amis pour les prévenir que des fêtes allaient avoir lieu pour les noces. Maintes belles vierges se préparaient à y assister... La belle Kriemhilt parla:—«O vous, mes filles, qui voulez m'accompagner à la réception, cherchez dans vos coffres les plus beaux vêtements que vous puissiez trouver; que ceci soit dit aussi pour les femmes.»... Toutes étaient bien joyeuses.» (Nibelunge-nôt, IX, 88-89.)

[567-1] «Et voilà que partout chevauchaient par la contrée les parents des trois rois, qu'on avait avertis afin qu'ils allassent attendre ceux qui devaient venir.» (Nibelunge-nôt, IX, 88.)

[567-2] Ein freisliches Weib.—C'est le terme dont Gunther, dans le Nibelunge-nôt, se sert pour désigner Brunhilt (Xe aventure, strophe 79; cf. p. 101, trad. citée).

[568-1] Les boucs de Thor (Donner) sont chantés par l'Edda de Sœmund en un grand nombre de passages; le Poème de Hymer l'appelle «le Prince des Boucs»; son char a pour attelage deux boucs, etc. Il en est de même encore dans l'Edda de Snorro.

[569-1] Le «farouche», le «maussade» ou l'«irrité» Hagen. C'est la conception même du Nibelunge-nôt, qui nomme et qui montre Hagen comme «altier», comme «outrecuidant», «insolent», «féroce», «terrible», «effrayant»... Il «paraît être très farouche, et pourtant son corps est beau... Ses regards sont rapides, il les jette sans cesse autour de lui. Son caractère est, je crois, plein de violence.» (VII, 67.) «Quelque gracieusement qu'il se comporte, c'est un homme terrible.» (XXVIII, 261.) «Ruedigèr dit à sa fille d'embrasser le guerrier. Elle le regarda et le trouva si effrayant, qu'elle eût désiré s'en abstenir.» (XXVII, 248.) Quand Hagen arrive à la cour d'Etzel, les Hiunen le regardent «avec stupéfaction, comme on considère des bêtes fauves» (XXIX, 262.)

[569-2] «L'Epine-de-la-Haie,» Hage-Dorn. Le Hagau du Waltharius Manu fortis, poème en vers latins de la première moitié du Xe siècle, est ainsi appelé spinosus (au v. 1421) et c'est la traduction de son nom, sans qu'il soit plus qu'ici besoin d'un jeu de mots.—L'épine, dans tous les mythes, est significative: de la Nuit, du Sommeil, de l'Hiver, et de la Mort. J'y reviendrai au sujet du meurtre de Siegfried p. 588, note (4).

[570-1] «De l'autre côté du Rhin on voyait le roi, suivi de plusieurs chevauchées, s'approcher du rivage. Ceux qui les devaient recevoir étaient tous prêts. (Nibelunge-nôt, X, 90.)