CRESTEIL.—Ce serait bien en place dans un premier numéro.
BAROIS (dont le regard s'avive).—N'est-ce pas?
PORTAL.—Quelle citation?
HARBAROUX (grincheux).—Vous n'étiez pas arrivé.
PORTAL.—Expliquez-nous votre idée, Barois.
ZOEGER.—Oui, explique-toi.
BAROIS (souriant à sa propre pensée, à mesure qu'il l'exprime).—Je reprendrais mot à mot le texte:
«Quelque chose que nous ne savons pas se remue dans le monde...»
Quel est ce frisson? L'éternel mouvement de la pensée humaine, le progrès...—Vous voyez le développement...—La gestation d'une œuvre infinie, à laquelle s'agglomèrent chacun de nos efforts, chacune de nos émotions réalisées... Et ce mouvement porte obscurément en lui toutes les solutions que nous cherchons, toutes ces vérités de demain, qui se dérobent encore à nos explorations, mais qui, à leur jour, comme tombent les fruits mûrs, se dévoileront l'une après l'autre, devant l'interrogation humaine!
CRESTEIL.—Oui, un hymne au progrès!