Woldsmuth se recueille un instant.

Puis il tire de sous ses draps une liasse de pages dactylographiées qu'il essaye de feuilleter. Mais l'ombre, maintenant, s'est épaissie au fond de la pièce.

WOLDSMUTH (appelant).—Julia! Un peu de lumière, je te prie...

La machine à écrire stoppe.

Julia paraît, portant un petit fumeron à essence, qu'elle pose vivement sur la table de nuit.

WOLDSMUTH.—Merci.

Elle lui jette un sourire froid. Il la suit tendrement des yeux à travers ses linges, jusqu'à ce qu'elle ait disparu.

Puis il tourne la tête vers Barois.

WOLDSMUTH.—Il faut que je reprenne tout, comme si vous n'aviez jamais rien su...

(Changeant de ton.) Remontons au début de l'année 1894.