Des applaudissements.
M. LE GÉNÉRAL GONSE (avec lourdeur).—«Mais il faut de la prudence, et je ne crois pas qu'on puisse apporter publiquement ici des preuves de cette nature, qui existent, qui sont réelles, et qui sont absolues.»
Ces restrictions inattendues provoquent une houleuse inquiétude. Quelques murmures désapprobateurs. La majorité hésite, cherchant le vent.
Me Clémenceau se lève posément.
Me CLÉMENCEAU.—«Monsieur le Président, je vous demande la parole.»
Mais le général de Pellieux bondit à la barre, qu'il saisit fébrilement à deux mains, et son ton cassant domine tout.
M. LE GÉNÉRAL DE PELLIEUX.—«Messieurs, je demande à ajouter un mot!»
Le Président, d'un geste, donne la parole au général.
Me Clémenceau se rassied.
M. LE GÉNÉRAL DE PELLIEUX.—«Me Labori a parlé tout à l'heure de la revision, toujours à propos de la communication de cette pièce secrète au conseil de Guerre. On n'a pas apporté la preuve de cette communication...»