«Maintenant, quant à la revision du procès Dreyfus sur cette pièce, qu'est-ce qu'il faut? la preuve...»
M. LE PRÉSIDENT.—«Nous n'avons pas à nous occuper de la revision. Cela ne peut pas se faire ici.»
M. LE GÉNÉRAL DE PELLIEUX.—«On ne parle que de cela...»
M. LE PRÉSIDENT.—«Je sais bien, mais elle ne peut pas se faire à l'audience d'une cour d'assises, vous le savez.»
M. LE GÉNÉRAL DE PELLIEUX.—«Je m'incline. Je m'incline et j'ai dit.»
M. LE PRÉSIDENT (s'adressant à M. le général Gonse).—«Vous n'avez plus rien à dire, général?»
M. LE GÉNÉRAL GONSE.—«Non, Monsieur le Président.»
M. LE GÉNÉRAL DE PELLIEUX.—«Je demande qu'on appelle le général de Boisdeffre pour confirmer mes paroles.»
M. LE PRÉSIDENT.—«Voulez-vous lui faire dire de venir demain?»
Sans répondre, le général tourne à demi la tête vers la salle, et, par dessus l'épaule, à la cantonnade, en chef qui a le droit de se faire servir à tout instant, il interpelle son officier d'ordonnance.